EN LIVE AVEC LES STARS !!

Publié le par corsu61

Cette catégorie vous permet de découvrir les stars sous leur vrai jour, et non celui qu'elles veulent bien montrer par l'intermédiaire de leur agent, leur attaché de presse, ou leur prestation dans une émission de télévision.

Pour cela, profitant de mon expérience de plusieurs années dans le domaine de l'interview, je vous propose le récapitulatif des rencontres que j'ai pu avoir avec vos acteurs ou actrices préférés, et je vous joins les interviews correspondantes.

Tout vous est relaté, sans fard ni dissimulation, et sans aucune langue de bois. Vous allez découvrir que certaines stars sont loin de l'image que l'on veut donner d'elles, que ce soit en bien ou en mal.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires pour me relater vos impressions.... Alors
, bon voyage de l'autre côté du miroir...

Aujourd'hui :

EN LIVE AVEC LES STARS !!

Vendredi 8 janvier 2010. Venu présenter la pièce de Molière « Le malade imaginaire » au Théâtre municipal de Bastia, le comédien Michel Bouquet me reçoit dans son hôtel du centre de la ville. Interprète à la carrière prestigieuse (2 Césars) au cinéma (Le jouet, La mariée était en noir, La sirène du Mississipi, Borsalino, Les misérables, Deux hommes dans la ville, Le promeneur du champ de mars, etc...), il n'en reste pas moins un fabuleux acteur de théâtre (2 Molières) ayant interprété les plus grands rôles du répertoire classique (L'avare, MacBeth, Dom Juan, Médecin malgré lui, Tartuffe, etc...). 

Nous avons rendez-vous à 11h00, et l'acteur est pile au rendez-vous. En arrivant dans la salle, il a un petit mot aimable pour la réceptionniste, et vient au devant de moi le sourire aux lèvres.

Une chose saute immédiatement aux yeux. On est à des années lumière de l'acteur fermé, glacial, au regard acéré, que l'on peut découvrir dans les rôles qu'il a interprété auparavant. Je me trouve plutot devant un homme affable, très courtois, attentif, passionné par son métier, et qui devient fascinant dès lors qu'il expose tout l'amour qu'il a pour son art. Après s'être installé dans un confortable fauteuil, il commande un  café et l'interview peut commencer... 
 

 Michel Bouquet, vous êtes devenu une figure incontournable du cinéma...
 

Je ne sais pas pourquoi, j'ai fait ce que j'ai pu en tout cas...
 

Vous avez eu une carrière remarquable...
 

J'ai essayé ! J'ai essayé de me passionner pour des auteurs qui avaient besoin de passion pour s'exprimer, qui avaient besoin de respecter leur univers. Et respectant leur propre univers, ils en faisaient part aux autres qui n'étaient pas forcément prêts à recevoir l'émotion de cet univers, et à le comprendre... Tout mon travail d'acteur a été d'être un bon passeur de ce qui est l'univers de l'auteur... C'est tout. Je me suis appliqué à ne pas me prendre pour l'auteur, mais à pénétrer l'esprit... ce qui l'a rendu heureux, ce qui l'a fait souffrir, ses arrières pensées etc... et de donner un compte-rendu exact au spectateur de la richesse de cet univers là. 
 

Que ce soit au cinéma ou au théâtre ?
 

Exactement. L'auteur est l'auteur. Il n'y a pas à discuter. Il y a à l'aimer, à le comprendre, et faire passer ce qu'il a été, ce qu'il est, ce qu'il désire, et en quoi il ressemble aux gens auxquels il s'adresse. Trouver le point de ralliement possible entre tout ça pour arriver à les mettre en contact. 
 

Ce qui est très curieux, c'est qu'avec votre carrière si riche, vous ne soyez pas un comédien médiatisé. En fait, vous êtes très discret pour un acteur de votre renommée...
 

Oui, mais je pense que c'est plus habile (il rit). Ce n'est pas seulement ça... mais aussi parce que cela m'ennuie de me vendre. C'est quelque chose de dégoûtant... montrer son nombril, c'est ridicule. Sauf, à la famille..., mais sinon c'est dégoûtant !
 

En fouillant dans votre biographie, je me demandais d'où venait votre vocation. En effet, on s'aperçoit que le séjour en pension que vous avez effectué dans votre jeunesse, avec vos trois frères, est resté un fait marquant dans votre vie. Cela a-t-il eu une influence quelconque ?
 

Oui. C'est certainement l'élément essentiel. Il y a eu la guerre. La guerre a été une chose terrible... la défaite !!. J'étais très jeune, j'avais 14 ans à ce moment là, et pourtant cette défaite m'a marqué comme si j'en avais 60. J'ai grandi tout d'un coup... J'étais un innocent et quelques jours après l'exode, j'étais un vieillard...
 

Et c'est cela qui vous a orienté vers cette vocation ?
 

Oui !!! parce que cela me permettait d'échapper à la réalité de la chose. Et puis, cela me permettait de prendre de la distance, et donc d'être plus juste... c'est à dire de ne pas considérer les choses accidentelles de l'horreur de la vie sur le plan du réalisme total, mais de les pardonner presque en même temps qu'elles se faisaient... une sorte de détachement. Et cela me permettait d'avoir comme amis des grands auteurs...
 

C'était comme un refuge ?
 

Sûrement un refuge, oui. Je lisais, en descendant de ma chambre, des citations de grands auteurs, Giono, Cendrars, Céline,  etc... que la propriétaire de l'hôtel a disséminé dans les couloirs... (il réfléchit)...
 

Vous êtes un amoureux des textes...
 

Oui, mais pas vraiment amoureux comme Fabrice Lucchini (que j'aime énormément et avec lequel j'aime travailler). Pas de la même manière. C'est à dire de ne pas me les approprier ou ne pas les adorer comme des icônes...
 

Etre plutot au service du texte...
 

Je ne sais pas si c'est au service, mais en tout cas sentir à quel point leur parole n'a pas été inutile. J'ai toujours l'impression que la parole des écrivains n'a jamais été vraiment retenue par personne, ou très peu. Et que c'est un très grand dommage pour l'humanité.
 

Vous vous êtes souvent orientés vers des personnages froids, voire antipathiques...
 

J'ai fait ce que l'on m'a demandé de faire ! Mais je trouve que l'antipathie n'est pas du tout à rejeter ! La malfaisance n'est pas du tout à rejeter. Elle nous habite... On ne s'en sert pas, grâce à Dieu, mais elle nous habite quand même... Elle fait partie de l'être lui-même, de l'être en général. Alors, j'ai beaucoup considéré cela, cliniquement parlant, comme quelque chose à travailler...Surveiller ce que l'on en pense au fur et à mesure des années qui passent... Confronter ce qu'elles veulent dire avec la vérité de la vie et voir à quel point c'est conforme, juste. Je pense que si les gens lisaient, et non pas regardaient, se pénétraient des choses, j'ai l'impression que cela irait moins mal...De toute façon, je me suis détaché complètement de tout ce qui n'est pas l'expérience des autres. C'est cette expérience qui m'intéresse et non pas ce que j'en pense...Finalement, c'est pour cela que je suis acteur, parce que je sers la pensée des autres. Je me glisse dans cette pensée... Je n'ai pas l'outrecuidance de penser que ce que moi, je pourrai penser puisse être nouveau, intéressant ou plus important que d'autres. Mais avoir la joie et le bonheur de pénétrer un texte, un moment de l'histoire, une curiosité et d'aller vers les choses qui ont été des miracles produits par les accidents de la vie, dans certaines circonstances, c'est tout à fait passionnant !!

 

En 2006, vous avez reçu un second César pour votre interprétation de François Mitterrand dans "Le promeneur du Champ de Mars"... Comme avez-vous appréhendé le rôle ? Cela n'a pas dû être facile car l'homme était complexe...

 
Effectivement, cela n'a pas été facile. Je n'essayais même pas de lui ressembler. Je n'ai pas axé mon attention là dessus. Je sentais que c'était complètement ridicule et impossible. Ce qui m'a passionné, c'est d'essayer de deviner quel homme simple il était, et non pas quel homme complexe il était. J'ai longtemps hésité, dans les images que l'on a de lui, de sa vie, de tout ce que l'on peut en penser, de tout ce qu'on peut en imaginer, j'ai essayé de trouver la synthèse de ce qu'il est véritablement et non pas de ce qu'il a semblé être. Et ce qu'il est véritablement, j'ai mis très longtemps, des mois à essayer de comprendre... Mais vous savez, les choses sont toujours accidentelles dans la vie. C'est une chose très curieuse...Par exemple, trouver un rôle ! C'est vraiment pur accident ! Ce n'est pas un mérite. C'est le mérite de chercher comment il est et à force de se tromper, on arrive à découvrir ce qu'il est véritablement. 
 

Ce sont des mois de recherche...
 

Des mois de recherches, oui, pour comprendre là où il est vrai. Et là où il est vrai, je pense que j'ai fixé mon attention sur le fait qu'il ait été un certain temps prisonnier en offlag, et qu'il s'est échappé trois fois. Il a été repris deux fois, la troisième a été la bonne. La suite a consisté à faire à pied le trajet entre l'offlag au fin fond de l'Allemagne en faisant très attention de ne pas se faire remarquer, jusqu'à la France. Passer les frontières, passer par la Suisse, puis arriver à Vichy. Ah... le poids du destin sur son destin est inconnu de lui. Et le poids de ce destin l'a amené à Vichy parce que c'est un homme politique et qu'il s'est dit : "c'est là que se fait la politique !". Comme moi, par exemple. Si je suis lancé dans la nature ou à Bastia comme aujourd'hui, je vais chercher le théâtre car mon métier, c'est faire du théâtre. Alors, je me suis dit : "C'est drôle, cet homme que l'on a accablé, beaucoup... de cette histoire, il l'a fait naturellement ! Il ne l'a pas fait avec une arrière-pensée quelconque, soit de défaite, soit de collaboration...." Je ne pense pas du tout que dans sa tête ce problème là l'ai effleuré. Et puis, il s'est rendu compte, étant tout à coup à Vichy et faisant les choses qu'on lui demandait et faisant sa carrière politique, de certaines choses qui lui déplaisaient fortement et il a certainement commencé à jouer un double jeu, ménager ses arrières, et essayé de s'en sortir. Je trouvais qu'il y avait là dedans une matière intéressante parce que c'est comme un homme que l'on accable d'un destin, et qui ne sait pas qu'on l'accable de ce dernier au moment même où cela lui arrive... Il ne s'en rend compte qu'après. Alors, il essaie d'accommoder comme il peut...(il sourit). C'est cela qui est intéressant dans le personnage. Mais vous savez, je pense que dans toute destinée humaine, c'est comme ça. Le destin frappe à un moment, on ne le sait pas du tout, mais il conditionne toute une vie. C'est cette "promenade " entre l'offlag et Vichy qui a été la chose révélatrice d'un comportement. Il se peut que je me trompe et que cela ne soit pas cela du tout ! Mais j'ai essayé de comprendre la duplicité, l'extrême intelligence, le "talleyrandisme" du personnage mais cela ne me menait pas à grand chose parce que je n'étais pas avec l'homme qu'il était dans son fort intérieur, et c'est le fantôme de cet adolescence (parce que c'était tout de même un homme très jeune à ce moment là) que j'ai essayé de faire vivre dans mon interprétation et non pas un portrait caricatural ou trop honorifique... Non, cela ne m'intéressait pas du tout. Ce qui m'intéressait, c'était ce qui arrive de commun à quelqu'un qui n'est pas commun. Ce qui arrive de fatal et que l'homme ne réalise pas lui-même. Si on se rencontrait dans un autre monde et qu'il me dise "Mais monsieur Bouquet, vous n'avez pas frappé juste !", peut-être qu'il ne se rendrait pas compte que j'ai tapé plus juste qu'il ne croit...C'est ça qui est intéressant dans le jeu ! Comme personne ne peut me démentir (il rit)... C'est ce que je livre à la réflexion des gens, mais sans le faire voir, sans le marquer, sans dire "vous voyez, c'est cela que vous devez penser !". Non, non, je suis contre les metteurs en scène qui veulent influencer l'acteur. Moi, je ne permets pas que l'on m'influence trop ! Un petit peu, mais c'est tout.
 


 

Vous étiez professeur au Conservation National d'Art Dramatique...Comment définiriez vous le professeur Bouquet ?
 

Oh...(il réfléchit).. je crois que tout était dans le premier cours. C'est à dire que j'arrivais au premier cours et je disais : "On ne peut apprendre à personne à jouer la comédie".

 

Vous croyez que c'est inné ?
 

Ah oui. C'est une vocation et ça ne peut être qu'une vocation. Ca ne peut pas être un métier, c'est une vocation ! Comme peindre, comme sculpter, comme faire de la politique. Si l'être n'a pas une vocation... labourer la terre, aimer sa famille par dessus tout et faire qu'elle soit la plus belle possible, que les enfants soient les plus beaux possibles... tout est vocation. A mon avis, un être qui n'a pas de vocation est un être en grande difficulté. On a besoin d'obéir à sa vocation.
 

Comme rentrer dans les ordres...
 

Oui. Je pense, les métiers d'art en tout cas, ne peuvent pas se passer de ce phénomène de vocation. Alors elle s'exerce de différentes manières selon les personnalités, évidemment, mais là où il n'y a pas de vocation, il y a pourrissement. Il y a quelque chose qui n'ira pas loin...
 

Pour clore notre entretien, avez-vous une anecdote amusante à nous raconter, que cela soit au cinéma ou au théâtre, qui vous soit arrivée ?
 

(Il fait la moue). Il n'y a pas eu beaucoup de choses amusantes. Non, c'est un effort... Il n'y a jamais eu de représentation qui soit facile. C'est très difficile de s'adresser aux hommes au nom d'un auteur, c'est très très compliqué cette histoire...Se montrer à nu devant des gens avec le soutien d'un auteur et faire comprendre à ces gens dans la salle ce qu'est cet auteur. C'est très très compliqué. Alors je ne vois pas très bien ce qui m'est arrivé de drôle... Je vois ce qui m'est arrivé de miraculeux, c'est à dire d'arriver à, de temps en temps, trouver le rôle. Il peut s'en aller, s'échapper, il faut donc le faire revenir... Alors, ce jeu continuel avec le rôle, pour qu'il soit là. Le public ne peut pas supporter de voir un acteur jouer un acteur et se montrer en tant qu'acteur. C'est une chose insupportable pour le public ! Si je me mets à sa place, et que je vois quelqu'un faire ça sur scène, ce n'est pas ça le métier. Le métier, c'est le miracle de voir quelqu'un s'emparer du rôle.  
 

En somme, vous resterez éternellement un amoureux de votre art...
 

Oh ça oui bien sûr. C'est ce que je suis capable de faire. C'est la seule chose que je sois capable de faire, mais j'essaie de la faire bien. Et je la fait avec constance. C'est à dire que depuis l'âge de 17 ans, et j'en ai 84, je n'ai pas été une journée sans penser à la responsabilité que mon rôle demande. Je n'ai pas cessé de penser à ça et d'essayer de bien faire, mais je ne suis pas sûr du tout de bien le faire...Non par rapport à ce que j'ai dans la tête, sûrement pas...Ou par rapport à ce qu'il y a dans la tête de Molière, alors là, n'en parlons pas !! Là, il vaut mieux être très modeste (Il rit). Parce que c'est inimaginable ce qu'un texte change d'un jour à l'autre quand c'est un grand texte, quand c'est un très grand texte ! C'est inouï les sens différents qu'il a tout le temps, c'est ce que les professeurs ne ressentent pas, quand ils parlent aux élèves... Quand ils sont dans une classe de Molière, de Corneille, de Racine, Marivaux ou Beckett... C'est le mystère que cela représente et le don de synthèse qu'ont ces gens là pour contenir tout l'univers en une phrase... Et la faire suivre d'une autre phrase, et d'une autre, et d'une autre... c'est vertigineux !! Et de glisser la réalité de la vie au milieu de toutes ces synthèses différentes.
 

Cela a été tout le but de votre vie ?..
 

Oh oui, oh oui !! Et puis je n'y arrive pas, évidemment ! Vous savez, vous êtes comme dans la mer immense : vous nagez, vous nagez, mais il y a un moment où vous ne pouvez plus nager, et c'est alors qu'elle vous prend, elle vous engloutit... et pour moi c'est ça ce métier ! Maintenant d'autres diront : "Oh, il coupe les cheveux en quatre !"...
Mais... je coupe pas les cheveux en quatre ! C'est que les cheveux sont très difficiles à démêler...C'est tout. Mais vous vous rendez compte que, par exemple, Beckett qui met un personnage comme Pozzo en scène et qui lui fait dire dans ses premières répliques du rôle (il prend une voix grave et solennelle) "La route est à tout le monde, c'est une honte mais c'est ainsi !!".. BOUM ! (il ouvre de grands yeux et il rit).. Vous entrez en scène et vous avez à dire ça ! Et cela continue, cela n'arrête pas de jouer au shaker avec les choses les plus précieuses de l'existence, et il remue tout ça...


 

;C'est la beauté du théâtre... 
 

C'est la beauté du cinéma aussi, quand les images sortent... La cadence des images, la manière dont elles sont prises, faites, montées, agencées, c'est absolument incroyable. Quand vous voyez un film d'un très grand réalisateur comme Murnau, Von Stroheim... C'est hallucinant ! Voyez Polanski avec "Le pianiste" par exemple... La cadence des images, comment elles sortent... Ou au littérature, par exemple Kertèsz, le hongrois qui a eu le prix Nobel de littérature en 2002, qui a écrit cette série sur Auschwitz, sur ce qui lui est arrivé à 14 ans...Tout ce travail qu'il a fait de mémorisation, la façon dont il a été le témoin de sa propre histoire dans l'horreur, c'est fantastique ! D'avoir mis 30 ans à retrouver ce qu'il était à 14 ans quand il a été pris et quand il est arrivé à Auschwitz... Imre Kertèsz, c'est sublime. Vous voyez, c'est ça ce métier d'acteur, c'est d'être la pauvre petite personne qui est là, qui regarde ce que les grands ont fait et qui rend compte...
 

Monsieur Bouquet, merci beaucoup de votre gentillesse et de votre disponibilité.
 

Je vous en prie.


 

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Commenter cet article
A
Un grand monsieur !Un grand Monsieur ce Michel Bouquet ! Etant une fan de cinéma français, je connaissais très bien l'acteur, et grâce à ton article, je découvre un peu de l'homme... Et je dois dire que je ne suis pas étonnée. Les plus grands sont souvent les plus humbles...
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C
Décidément, tu as toujours un regard très aiguisé palilia ! Ta vision des choses est tout à fait juste, et cet acteur a laissé aux vestiaires tous les défauts que la célébrité peut engendrer. Je savais que cet article te plairait et, si tout va bien, d'autres devraient suivre dans la première moitié de l'année... mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué... lol... En tout cas, le succès de ce site m'encourage grandement à continuer, merci beaucoup
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P
PARDON....ma première phrase : je voulais dire "un réel intérêt" bien sûr... j'ai toujours peur que l'adsl saute avant d'avoir terminé
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P
CORSU, tu me scotcheras toujours....je viens de lire avec un réel public cette interview et je me disais : mais où il est passé ? il ne répond pas aux comments, il doit être en vacances. Me trompé-je ?
Non, je ne me trompe pas et Michel BOUQUET n'est pas un homme glacial, du moins ne l'ai-je jamais vu ainsi. Quelqu'un qui aime autant le théâtre ne peut être un être glacial, quelqu'un qui vient jouer aussi près de chez toi "le malade imaginaire" ne peut pas être un homme glacial, mais un excellent acteur.
Un acteur qui ne se montre pas trop et là je dis BRAVO ! sais-tu Corsu que si j'en parle toujours, ce qui effraie un peu notre ami Mymp dont j'adore le blog, je trouve qu'il y a là entre Michel BOUQUET et Claude GIRAUD, mon acteur préféré, de grandes similitudes.
Ces acteurs se connaissent forcément et je ne sais s'ils s'entendent mais ils ont toujours mis leur jeu à notre disposition pour que nous puissions profiter de toutes ces pièces ou films, tout en restant discrets.
Il a raison Michel BOUQUET : à quoi sert-il d'aller montrer son nombril ? et pourtant c'est la seule chose que l'on voie à la télé en ce moment.
Claude GIRAUD a refusé un jour de rencontre Robert REDFORD qu'il double devant les caméras car s'il le rencontre, c'est pour parler de leurs points communs et finalement, dans leur vie quotidienne ils en ont pas mal. J'ai rencontré un homme très simple dans sa vie de tous les jours le 10 juin dernier, d'une sensibilité et d'une gentillesse extraordiniares : dommage que je n'aie pas eu l'occasion (ça ne s'y prêtait pas) de pouvoir l'interviewer comme tu l'as fait toi-même avec Michel BOUQUET.
C'est pour ça qu'on t'aime Corsu ! tu sais faire plein de choses et comme je vois que tu as la ligne, je prends ma première résolution de l'année dès demain : régime ! (ça c'était pour dire une sottise, comme d'habitude).
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B
SurprenantBonjour, je découvre votre blog et je vous félicite pour la diversité de son contenu. Pour cet article, je suis surpris par l'image que vous donnez de cet acteur que je croyais effectivement "glacial"... comme quoi le cinéma nous réserve toujours des surprises... En tout cas, je reviendrai souvent vous consulter.
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